PROFILS DE JEUNES AU TRAVAIL

Expériences sauvages rapprochées et personnelles

02 juin 2020

Morgan Conrad est assistant de recherche sur la faune à la Chuzghun Resources Corporation en Colombie-Britannique. Une partie de son travail porte sur la capture et la libération d’animaux vivants comme ce lynx.

Par Morgan Conrad

La sensation de tenir un lynx vivant dans mes bras restera avec moi pour toujours. Je suis toujours ébloui par cette expérience et le fait qu’elle ait eu lieu dans le cadre de mon travail la rend encore plus spéciale.

Travailler avec un vétérinaire pour examiner et marquer un lynx a été un moment fort, mais cela fait partie d’une série d’expériences que je n’oublierai jamais. Voir un élan mâle courir à côté de ma motoneige et une chouette lâcher sa proie devant moi était le genre d’expériences professionnelles dont je rêvais.

J’ai commencé en janvier et j’ai travaillé jusqu’au début du mois d’avril. J’ai perdu deux semaines de travail au printemps à cause de la COVID 19. J’ai dû me mettre en quarantaine après avoir voyagé aux États-Unis. Mais j’ai été réembauché pour l’été. Je me sens encore plus chanceux d’avoir un emploi aussi formidable alors que tant de mes pairs ont du mal à trouver du travail à cause de la COVID-19.

Forêt de recherche John Prince

Mon « bureau » est la forêt de recherche John Prince. Elle se trouve à environ deux heures de route au nord-ouest de Prince George, dans le centre-nord de la Colombie-Britannique. Elle se trouve sur le territoire traditionnel des Premières Nations Tl’azt’en et Nak’azdli et c’est aussi une forêt en activité qui produit une récolte durable. La Chuzghun Resources Corporation, une organisation sans but lucratif détenue à parts égales par la Première Nation Tl’azt’en et l’Université du nord de la Colombie-Britannique (UNBC), gère l’exploitation.

D’après ce que j’ai compris, il s’agit de l’une des plus grandes forêts de recherche du continent. Elle couvre plus de 16 000 hectares, soit environ 40 fois la taille du parc Stanley à Vancouver.

Contribuer à la recherche pour éclairer la gestion durable des forêts

Je passe mes journées à travailler avec des vétérinaires et des biologistes. Je travaille également seul pour vérifier les caméras de surveillance de la faune et prélever des échantillons de poils. Ce travail est directement lié à mes études de baccalauréat en science de la gestion des ressources naturelles, avec spécialisation en faune et en pêche. J’ai obtenu mon diplôme de l’UNBC en mai 2019. Ma thèse porte sur l’étude morphométrique de l’efficacité des pièges pour martres d’Amérique piégés dans le centre-nord de la Colombie-Britannique. Je tente de faire publier cette thèse sous le titre « A Morphometric Study Looking at Trap Strike Efficiency on American Marten (Martes americana) Trapped in North-Central British Columbia ».

Après une décennie de recherche sociale communautaire, au cours de laquelle l’UNBC et la Nation Tl’azt’en ont travaillé ensemble, la Nation Tl’azt’en a exprimé une profonde inquiétude quant à l’avenir de la faune locale, et c’est ce qui a donné lieu à l’éventail de projets sur la faune sur lesquels l’équipe et moi-même travaillons.

Notre travail contribue également à renseigner la Nation Tl’azt’en dans le cadre de ses efforts de planification de la gestion des terres et de défense de ses intérêts. Par exemple, nous pouvons utiliser les données sur la population de martres fournies par les caméras pour déterminer si le fait de laisser des débris ligneux grossiers après la récolte contribue à la durabilité de l’habitat des martres.

Profitez des ressources pour vous mettre sur la voie de votre carrière

L’obtention de l’emploi de mes rêves n’est pas le fruit du hasard. Je suis fonceur mais pas très bavard, alors j’ai dû prendre un peu de risques et approcher des professeurs et des conférenciers invités à l’UNBC. J’ai réussi à faire un voyage d’observation des caribous après avoir rencontré un biologiste spécialisé dans ce domaine, et je suis toujours en contact avec mon directeur de thèse.

Les temps sont certainement difficiles à cause de la COVID 19, mais il ne faut pas perdre espoir. Profitez de ce temps pour réfléchir à la direction que vous voulez donner à votre carrière et contactez les personnes qui peuvent vous aider à y parvenir. Je vous recommande vivement de consulter le Programme de mentorat pour les jeunes dans les forêts, la conservation et les parcs et le Sommet virtuel des emplois verts d’APLA Canada.

Le programme Emplois verts d’APLA Canada est soutenu en grande partie par nos réseaux d’employeurs au Conseil canadien des parcs et Sustainable Forestry Initiative.

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