fbpx

PROFILS DE JEUNES AU TRAVAIL

Un habile pêcheur attrape un emploi vert riche en expériences

23 janvier 2020

André Killeen montrant un achigan à petite bouche

André Killeen montrant un achigan à petite bouche pêché dans le lac Big Rideau l’été dernier. Photo : André Killeen

André Killeen a été ravi de passer l’été sur le lac Big Rideau, près d’Ottawa, en tant qu’adjoint de recherche pour l’Université Carleton, où il poursuit présentement des études de premier cycle en sciences environnementales. André est depuis longtemps un vrai passionné de plein air, et il passe une grande partie de ses temps libres en camping et à la pêche avec ses parents et ses amis. C’est son amour du plein air qui l’a motivé à trouver un emploi vert. « Je cherchais un emploi qui reflèterait mes valeurs et qui me permettrait de contribuer au changement que je veux voir dans ce monde, » indique-t-il. « J’ai trouvé. »

Capture, marquage, saisie de données et remise à l’eau

Commençant au lever du jour, beau temps mauvais temps, André et les autres membres de l’équipe pêchaient pendant 8 à 10 heures, marquant chaque poisson capturé. Ces travaux font partie d’une étude de trois ans, menée par l’étudiante doctorante Jordanna Bergman et le professeur Steven Cooke, qui examine les déplacements des espèces envahissantes dans le réseau des lacs du canal Rideau. Les membres de l’équipe visaient principalement à capturer des brochets et des achigans à grande bouche dans le but de constituer une banque de données de référence sur le comportement des espèces indigènes. Ils ont aussi recueilli des données sur le gobie à taches noires, une espèce envahissante et sur la carpe commune, comme substitut d’une autre espèce envahissante, la carpe asiatique. André a participé aux activités de pêche à l’électricité, une technique qui consiste à utiliser un courant électrique haute tension pour attraper les poissons. Il a aussi participé au marquage des spécimens capturés en insérant dans l’estomac du poisson une toute petite sonde qui permet de documenter ses déplacements dans le canal et les lacs connexes.

Apprendre du nouveau + projet de recherche significatif = emploi enrichissant

André se réjouit de l’importance du travail accompli dans son emploi vert. « Les résultats de mon travail auront un impact direct sur la gestion des espèces indigènes et envahissantes dans le bassin des lacs Rideau, » indique-t-il. De plus, ses activités journalières sur la voie navigable de la rivière Rideau lui ont donné une plus grande appréciation de la complexité des écosystèmes. Grâce à cet emploi vert subventionné par APLA Canada, André a eu l’occasion de développer de nouvelles connaissances techniques très utiles, comme la pêche à l’électricité et le marquage des poissons. En plus d’être essentielles pour le projet de recherche mené par Jordanna Bergman, ces nouvelles habiletés lui seront certainement très utiles au cours de sa carrière. 

Même si certaines tâches étaient plus difficiles que prévu, il souligne que « l’occasion de participer à un projet de recherche concret et pertinent en compagnie de scientifiques chevronnés a été une expérience très enrichissante ». André est le premier à admettre que les tâches difficiles et les longues journées de travail l’ont poussé à améliorer son éthique de travail. Cela lui a donné une bien meilleure idée de ce à quoi s’attendent les employeurs dans la « vraie vie ». 

Expérience pratique essentielle au parcours professionnel

André est d’avis que l’expérience acquise dans le cadre de son emploi vert le place dans une position avantageuse pour faire ce qu’il veut faire suite à l’obtention prochaine de son diplôme de premier cycle. Il explique que plusieurs types d’emplois qui l’intéressent exigent de l’expérience pratique sur le terrain, ce qui est impossible à acquérir en salle de classe. André est maintenant décidé à faire carrière dans les emplois verts, et il s’intéresse particulièrement aux postes offerts à Pêches et Océans Canada. Il songe aussi à faire des études de maîtrise! 

 

Programme des emplois verts d’APLA Canada – emplois disponibles

PLUS DE PROJECTEURS

Au travail pour faire d’Ottawa une ville plus verte

Par Émilie Grenier Je suis passionnée par tout ce qui concerne le plein air et la durabilité. Toute ma petite enfance, là où j’ai grandi en banlieue de Montréal, je passais la plupart de mes temps libres à faire de l’escalade, de la course, du ski, de la pagaie et…

LIRE LA SUITE

Moira Ijzerman, an Irrigation Technician with Baker Forestry Services, adjusting the irrigation system in a hoop house where she grew tamaracks.

Planter des arbres et aider l’Ontario à lutter contre les espèces envahissantes

  Par Moira Ijzerman L’entreprise Baker Forestry Services cultive quelques centaines d’espèces d’arbres et d’arbustes qui ont une chose importante en commun — ce sont toutes des espèces indigènes en Ontario. Selon le gouvernement de l’Ontario, il y a environ 1 200 espèces de plantes exotiques dans la province. Ces plantes ont été…

LIRE LA SUITE

Nicole Boyde, une aide-enseignante de la Chuntoh Education Society, en train de baguer un colibri.

La combinaison des connaissances écologiques traditionnelles et de la science occidentale pour enseigner aux jeunes

Par Nicole Boyde J’étais à l’école secondaire la première fois où j’ai eu le privilège d’apprendre au sujet de l’environnement auprès d’Anciens autochtones. Aujourd’hui, mon emploi vert me permet de continuer d’apprendre auprès d’eux et de me servir de leurs enseignements pour faire mieux comprendre le monde naturel à des élèves…

LIRE LA SUITE

Des scieries à la ligne de front des soins de santé : comment utiliser ses compétences transférables pour les soins infirmiers

 Par Mackenzie Kronemeyer Mon premier emploi de fin de semaine dans une scierie et une usine de granulés de bois de Canfor pendant mes études secondaires m’a donné confiance en moi et m’a permis de croire que j’avais ce qu’il fallait pour faire une carrière d’infirmière. Les équipes de nuit,…

LIRE LA SUITE

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER