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PLEINS FEUX SUR LES EMPLOIS VERTS : BEN SIEBERT, TECHNICIEN DE LA CONSERVATION

19 juin 2019

Ben Siebert avec ses collègues

De gauche à droite : Ben Siebert avec ses collègues Ben Kavanagh, Braya Quilty et Marisa Bischoff

« Travailler de six à huit heures par jour à repérer une espèce envahissante dans une vasière peut paraître difficile, mais cela aide tellement l’écosystème et les oiseaux migrateurs, affirme Ben Siebert, un technicien de la conservation pour Canard Illimités Canada. »

Ben travaille dans la baie Boundary, qui fait partie de l’estuaire du fleuve Fraser, au sud de Vancouver. Plus d’un million et demi d’oiseaux de trois continents et de vingt pays s’arrêtent à cet endroit dans leurs mouvements migratoires, ce qui fait des vasières l’un des plus grands sites d’hivernage d’oiseaux de rivage et de sauvagine au Canada. Jusqu’à 120 000 canards peuvent se trouver dans la baie Boundary ou autour de celle-ci de la fin de l’été au début du printemps. L’endroit est aussi l’habitat essentiel d’un grand nombre de mammifères marins et rapaces.

L’important travail de conservation et d’amélioration des écosystèmes le motive à travailler toute la journée sous un soleil de plomb. « Les conditions peuvent parfois être difficiles, mais l’impact de notre travail est énorme. C’est la véritable récompense que peuvent offrir les emplois verts, ajoute Ben. »

« Les conditions peuvent parfois être difficiles, mais l’impact de notre travail est énorme. C’est la véritable récompense que peuvent offrir les emplois verts. »

Il aime aussi le fait que son travail l’amène à certains endroits magnifiques que la plupart des gens ne verront jamais.

« J’ai besoin d’être à l’extérieur. J’ai grandi en ville, et on ne me permettait pas de m’éloigner bien loin, quand j’étais enfant, mais chaque été ma famille partait faire du camping et j’aimais vraiment cela, dit Ben. Voilà pourquoi je trouve mon emploi si formidable. Je peux aller dehors presque tous les jours, ce qui est bien mieux que de travailler à longueur de journée dans un bureau. »

Reste que Ben et ses collègues dans des emplois verts font face à un gros défi. La spartine, une plante qui tolère le sel, est envahissante sur la côte nord-ouest du Pacifique. Cette plante à croissance rapide peut considérablement réduire l’habitat de la sauvagine, des oiseaux de rivage, du poisson et des crustacés. Elle peut aussi perturber la délicate écologie des habitats intertidaux. La spartine chasse les espèces végétales indigènes, y compris des espèces rares et menacées, réduit la biodiversité et perturbe le fonctionnement des marais.

Si l’engagement de Ben envers l’environnement ne fait pas de doute, on pourrait croire, en le regardant travailler dans les vasières, qu’il passe trop de temps sur son téléphone. Or, Ben n’est pas en train de texter ses amis ou de se rattraper sur les réseaux sociaux. Non, il joue un rôle clé dans les efforts pour extirper la spartine du paysage. En 2017, Canards Illimités Canada a lancé une nouvelle application mobile qui permet à son personnel de consigner la taille et l’emplacement des populations de spartines et d’en faire rapport. La capacité d’utiliser la technologie et celle d’identifier les espèces de plantes ne sont que quelques-unes des importantes compétences que requiert un travail comme le sien.

« Cette nouvelle application nous permet de suivre plus efficacement la dynamique de la population de spartines, dit Matt Christensen, un spécialiste de la conservation de Canards Illimités Canada. » Matt et Megan Winand, une autre spécialiste de la conservation chez Canards Illimités Canada, guident Ben quant aux meilleures façons d’atteindre les objectifs de conservation grâce au travail de Canards Illimités Canada.

Cet automne, Ben retourne à l’Institut de technologie de la Colombie-Britannique pour entamer la deuxième année de ses études de premier cycle en restauration écologique. Il espère obtenir un autre emploi vert auprès de Canards Illimités Canada l’été prochain afin de poursuivre son cheminement vers son emploi de rêve : « Je veux avoir un emploi en conservation qui me permettra de voyager, de me rendre utile et de voir une grande variété d’écosystèmes partout au pays ».

L’initiative des emplois verts de SFI/APLA Canada est financée en partie par la Stratégie emploi jeunesse du gouvernement du Canada.

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